6 vérités étayées par la recherche sur l'économie des petits boulots au Canada (qui vont au-delà du simple “ revenu d'appoint ”)
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L’économie des petits boulots au Canada est souvent décrite comme “ des personnes qui font du travail supplémentaire pour gagner un peu plus d’argent ”. Mais les données canadiennes révèlent une réalité plus complexe : le travail à la tâche comprend notamment… principaux emplois, tâches courtes, et travail sur une plateforme basée sur une application—et différentes méthodes de mesure peuvent donner des réponses très différentes à la question “ Quelle est sa taille ? ”.
Pour en savoir plus, cliquez ici : Le_grand_dégroupage_du_travail
L'économie des petits boulots au Canada en chiffres (pourquoi les estimations varient)
Les sources officielles et non officielles utilisent des indicateurs différents (emploi principal vs toute activité ponctuelle au cours de l'année écoulée ; travail rémunéré via une plateforme mobile vs l'ensemble des activités ponctuelles). Voici comment interpréter les chiffres les plus fréquemment cités.
Tableau 1 — Trois façons courantes de mesurer le travail à la tâche au Canada
| Mesure (ce qu'elle capture) | Période | Ce qui compte | Estimation du Canada |
|---|---|---|---|
| Travail à la tâche comme emploi principal | 4e trimestre 2022 | Les personnes dont emploi principal présentait des caractéristiques du travail à la tâche (incluant les travailleurs indépendants et certains employés rémunérés). | 871,000 (624 000 travailleurs indépendants ; 247 000 salariés) |
| Toute mission ponctuelle au cours des 12 derniers mois | 2022–2023 (basé sur une enquête) | Les personnes qui ont déclaré faire du travail à la tâche à tout moment l'année précédente (y compris les activités annexes) | ~1,5 million |
| Travail rémunéré via des plateformes numériques | 2023 / 2024 | Personnes rémunérées via une application/un site web qui coordonne le travail et/ou les paiements (sous-ensemble de l'économie des petits boulots) | 468,000 (2023); 665 000 (12 mois se terminant en décembre 2024) |

Vérité #1 — Le “ travail à la tâche ” est une nouvelle technologie qui enveloppe un modèle de travail ancien.
Le travail à la tâche via des applications semble moderne, mais les chercheurs soulignent que nombre de ses caractéristiques essentielles — de vastes bassins de travailleurs en concurrence pour des missions courtes, gérés par de puissants intermédiaires — trouvent des parallèles historiques antérieurs aux applications. Une phrase souvent citée dans les travaux universitaires sur le travail à la tâche résume parfaitement cette idée : “ L’avenir du travail… est un retour aux sources. ”
Ce que les données canadiennes apportent : Les données administratives (fiscales) montrent que le travail à la tâche est souvent faible revenu et fréquemment temporaire, des modèles compatibles avec les formes d’organisation du travail “ décontractées ” observées à différentes époques.
Tableau 2 — Persistance et revenus typiques des mesures canadiennes de travail à la tâche fondées sur l'impôt
| Métrique (définition basée sur la fiscalité) | Ce que cela montre |
|---|---|
| Revenu net médian des activités indépendantes (2016) | $4,303 |
| courte durée | À propos moitié des nouveaux entrants avaient aucun revenu de petits boulots l'année prochaine |
| Il existe aussi des attachements plus longs | À propos un quart des participants sont restés 3 ans et plus |
Vérité #2 — Le terme “ travailleur indépendant ” ne désigne pas un groupe unique ; il englobe plusieurs modèles distincts.
Regrouper tout le monde sous une seule étiquette masque d'importantes différences dans compétences, ressources, risques et besoins en matière de politiques. Une typologie de recherche largement utilisée divise le travail à la tâche en “ tribus ” en fonction du capital que les personnes apportent à ce travail (compétences, atouts, réseaux).
Tableau 3 — Une carte pratique des “ quatre tribus ” du travail à la tâche (avec des exemples typiques)
| groupe “tribe” | Principal moteur des revenus | Barrière d'entrée typique | Exemples courants |
|---|---|---|---|
| professionnels de la plateforme | Compétences spécialisées + réputation | Niveau supérieur (formation/diplômes) | Services de conseil indépendants, services spécialisés |
| Influenceurs entrepreneurs | Public + contenu + nouveauté | Moyen (temps + production créative) | Création de contenu/accords de marque |
| facilitateurs d'actifs | Monétiser un actif majeur | Moyen à élevé (voiture/maison/équipement) | Services de covoiturage, locations de courte durée |
| Taskers | Accomplir des tâches standardisées | Inférieur | Livraison, microtâches, courses à la demande |
Pourquoi c'est important (fondé sur des faits) : Les politiques conçues pour un entrepreneur hautement qualifié ne correspondent pas aux réalités du travail à la tâche à faible barrière à l'entrée — et les statistiques officielles confirment que le travail à la tâche couvre des activités très différentes (livraison, transport, vente de biens, locations, création de contenu, services professionnels).
Vérité #3 — Le travail à la tâche est souvent pas “ Un simple complément de revenus ” ; pour beaucoup, c’est l’activité principale.
Un changement majeur dans la mesure officielle du travail à la tâche au Canada, fondée sur des enquêtes, réside dans l'estimation explicite du travail à la tâche en tant que emploi principal: 871 000 personnes au quatrième trimestre 2022.
Autre point important : la mesure officielle distingue :
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travailleurs indépendants, et
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employés rémunérés dont les emplois principaux présentent encore des caractéristiques de travail à la tâche (tâches courtes, absence de travail stable, etc.).
Tableau 4 — Travail à la tâche comme emploi principal (T4 2022)
| Catégorie | Personnes |
|---|---|
| Travail à la tâche comme emploi principal | 871,000 |
| Travailleur indépendant (activité principale) | 624,000 |
| Employés rémunérés ayant des caractéristiques similaires à celles des travailleurs indépendants (emploi principal) | 247,000 |
Vérité #4 — Les changements de revenus à long terme des femmes après leur entrée dans le travail à la tâche diffèrent de ceux des hommes (dans une analyse liée aux impôts)
Une analyse canadienne utilisant des données administratives couplées (présentées dans d'importantes synthèses de recherche canadiennes) révèle que cinq ans après avoir commencé le travail à la tâche, les revenus totaux ont évolué différemment pour les femmes et les hommes, en partie à cause des variations différentes des revenus T4 (employés).
Tableau 5 — Évolution des revenus 5 ans après le début du travail à la tâche (par rapport à 5 ans auparavant)
| Résultat (après 5 ans) | Hommes | Femmes |
|---|---|---|
| Variation du revenu total (travail à la tâche + T4) | +1% | +8% |
| Changement du revenu T4 | −8% | −5% |
Interprétation (factuelle) : les résultats indiquent que filet La trajectoire des revenus diffère selon le sexe dans cet ensemble de données ; c'est le cas. pas Cela ne signifie pas que les écarts de rémunération disparaissent, ni que les différences existent.
Vérité #5 — Pour les nouveaux arrivants, le travail à la tâche peut être un point d'entrée, mais le sous-emploi reste mesurable
Plusieurs ensembles de données canadiens montrent que les nouveaux arrivants sont plus susceptibles d'apparaître dans les mesures du travail à la tâche, tandis que des recherches distinctes sur le marché du travail suivent l'inadéquation entre les qualifications et l'emploi (“ surqualification ” et sous-utilisation des compétences).
Deux indicateurs canadiens largement cités :
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Prévalence des petits boulots imposés (2016) : Les immigrants masculins récents (au Canada depuis moins de 5 ans) ont montré une prévalence plus élevée de travail à la tâche que les hommes nés au Canada dans le même ensemble de données.
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Surqualification chez les immigrants récents (2021) : La proportion d'immigrants récents titulaires d'une licence ou d'un diplôme supérieur occupant des emplois ne nécessitant qu'un diplôme d'études secondaires ou moins a été signalée comme suit : 26.7% (avec une baisse par rapport à 2016 également signalée dans le même axe de recherche statistique).
Tableau 6 — Nouveaux arrivants et indicateurs d’inadéquation au marché du travail (sélectionnés)
| Indicateur | Ce que cela mesure | Valeur déclarée |
|---|---|---|
| Immigrants masculins récents travaillant à la tâche (2016, revenus liés aux impôts) | Prévalence selon une définition fiscale | 10.8% |
| Hommes nés au Canada travaillant à la tâche (2016, même chose) | Prévalence dans la même définition | 6.1% |
| Taux de surqualification (2021, immigrants récents titulaires d'un baccalauréat ou plus) | Les titulaires de diplômes occupant des emplois peu qualifiés | 26.7% |
Vérité #6 — Le “ travail sur applications ” est en pleine croissance et se mesure par des types d'activités spécifiques.
Le travail sur plateforme numérique (rémunéré via des applications/sites web qui coordonnent le travail et/ou les paiements) est un sous-ensemble mesuré de l'économie des petits boulots au Canada — et elle est suffisamment importante pour être ventilée par activité.
Tableau 7 — Travaux de la plateforme par activité (12 mois se terminant en décembre 2024)
| Type d'activité | Personnes (milliers) |
|---|---|
| Livraison de nourriture/autres marchandises | 262.6 |
| Transport personnel | 151.2 |
| Vente de marchandises | 138.1 |
| Location de logements/biens/équipements | 63.2 |
| Création de contenu | 39.6 |
| Services professionnels | 29.3 |
| Programmation/codage/analyse de données/montage vidéo/web/conception graphique | 28.2 |
| garde d'animaux/de maison | 24.2 |
| Tutorat/enseignement/formation | 17.3 |
Les communiqués officiels font également état de différences démographiques dans la participation au travail sur les plateformes (par exemple, une participation plus élevée parmi les immigrants récents dans la mesure du travail sur les plateformes au cours des “ 12 derniers mois ”).
À lire aussi : Ce que les données révèlent sur l’attractivité du Canada pour les talents en IA – et les difficultés rencontrées après leur arrivée
Certaines questions structurelles (mobilité, frictions liées à l'immigration, concurrence mondiale) se retrouvent dans la recherche sur les talents en IA. Une enquête menée auprès de chercheurs publiant lors des principales conférences en IA (NeurIPS/ICML) a révélé que :
Tableau 8 — Préférences de mobilité déclarées par les chercheurs en IA (destinations sélectionnées)
| Destination | Partager en signalant une probabilité ≥25% de déménager là-bas |
|---|---|
| États-Unis | 58% |
| Royaume-Uni | 35% |
| Canada | 28% |
Tableau 9 — Ce qui motive les décisions de mobilité des chercheurs en IA (facteur de sélection des parts de marché)
| Facteur sélectionné comme important | Partager |
|---|---|
| Opportunités professionnelles et environnement | 91% |
| Facilité d'immigration / incitations | 47% |
| Difficultés d’immigration dans le pays actuel (un facteur de “ répulsion ”) | 24% |
Tableau 10 — Part des problèmes de visa/immigration signalés comme un obstacle sérieux à la recherche de haute qualité en IA (pays de résidence)
| Pays de résidence | Le partage des informations constitue un obstacle majeur. |
|---|---|
| États-Unis | 69% |
| Royaume-Uni | 44% |
| Canada | 29% |
FAQ (conforme aux exigences de l'OEA)
Combien de Canadiens travaillent à la tâche ?
Cela dépend de la définition. Les estimations officielles du Canada, basées sur des enquêtes, comprennent 871,000 des personnes dont emploi principal présentait des caractéristiques de concert (T4 2022) et environ 1,5 million qui ont déclaré faire du travail à la tâche chez à un moment donné au cours des 12 derniers mois. Une mesure plus étroite de travail rémunéré sur application/plateforme dénombré 468 000 en 2023 et 665,000 au cours des 12 mois se terminant Décembre 2024.
Le travail via les plateformes d'applications représente-t-il l'intégralité de l'économie des petits boulots ?
Non. Les statistiques officielles considèrent le travail sur les plateformes comme un composant; le travail à la tâche peut également être organisé hors ligne ou en dehors des applications.
La plupart des travailleurs indépendants gagnent-ils beaucoup ?
Une analyse fiscale d'une définition a révélé que Le revenu net médian des travailleurs indépendants était de $4,303 (2016), et le travail à la tâche était souvent temporaire, même si une minorité substantielle restait des travailleurs à la tâche pendant plusieurs années.
Les nouveaux arrivants sont-ils plus exposés au travail à la tâche ou à l'inadéquation entre les emplois et les besoins de leurs employés ?
Certaines bases de données canadiennes montrent une prévalence plus élevée du travail à la tâche chez les immigrants récents (dans des mesures spécifiques basées sur les impôts), et les indicateurs d'inadéquation du marché du travail font état d'un surdiplôme mesurable chez les immigrants récents titulaires de diplômes (par exemple, 26,7% en 2021 (dans une série statistique fréquemment citée).
Tendances du marché du travail canadien des travailleurs indépendants et des immigrants
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Segment des travailleurs
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Statut d'emploi
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Motivations principales
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Exigences en matière de compétences ou de capitaux
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Pourcentage de contribution au revenu
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Principaux obstacles et défis
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Couverture d'assurance et de prestations
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Source
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Immigrants récents
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Source de revenus principale ou complémentaire
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Nécessité financière liée à la hausse du coût de la vie ; emplois de subsistance en attendant de trouver un emploi correspondant à ses compétences.
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Souvent très instruits (capital humain élevé), ils se heurtent à des obstacles à la reconnaissance ; leurs diplômes sont dévalorisés ; leur capital social est faible.
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Le ratio entre les revenus de petits boulots et les revenus T4 est plus élevé chez les nouveaux immigrants que chez les Canadiens de naissance.
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Dévalorisation des diplômes et de l'expérience étrangers; absence de réseaux sociaux et professionnels; discrimination; exigences en matière d'expérience canadienne
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Baisse des taux d'inscription aux régimes de santé et de retraite ; risque accru de ne pas être assuré pour les travailleurs indépendants à la tâche.
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[1-4]
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Le professionnel de la plateforme
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Source de revenus principale ou complémentaire
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Vendre des compétences individuelles contre rémunération contractuelle ; tirer parti de niveaux de compétences élevés pour maximiser les profits
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capital humain élevé (compétences spécialisées) ; capital économique élevé (investissement dans les actifs ou l'éducation) ; capital social élevé
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Variable (Moyenne générale des petits boulots : 15% de revenu total)
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Les plateformes peuvent déqualifier le travail en isolant les compétences ; concurrence sur le marché ; course aux prix les plus bas
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Souvent dépourvus d'avantages sociaux offerts par l'employeur ; risque plus élevé de ne pas être assurés que les employés
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[1, 2]
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Le facilitateur d'actifs
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Source de revenus principale ou complémentaire
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Monétisation des biens personnels durables (voitures, maisons) ; travail de service lié à la disponibilité des biens
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Faible capital humain (compétences de base) ; capital économique élevé (propriété ou location de biens immobiliers/véhicules) ; capital social élevé
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Variable (Moyenne générale des petits boulots : 15% de revenu total)
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Barrières à l'entrée élevées dues aux exigences en matière d'actifs ; frais de commission de la plateforme ; le risque et le coût sont transférés au travailleur.
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Souvent dépourvus des avantages sociaux traditionnels, 50% des personnes qui dépendent exclusivement du travail à la tâche ne sont pas assurées.
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[1, 2]
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Le Tasker
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Source de revenus principale ou complémentaire
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Combler les lacunes en matière de tâches ingrates (travail subalterne/quotidien) ; la rémunération est corrélée à un travail acharné et à de longues heures de travail.
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Faible capital humain (tâches simples/subordonnées) ; faible capital économique (investissement minimal requis) ; faible capital social
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Variable (Moyenne générale des petits boulots : 15% de revenu total)
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Invisibilité du travail ; caractère indésirable des tâches ; arbitrage réglementaire ; absence de protection des travailleurs
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Il est fort probable qu'ils n'aient pas d'assurance ; 50% des personnes qui dépendent exclusivement de travail à la tâche ne sont pas assurées.
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[1, 2]
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Sources (tous les liens)
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Statistique Canada — Définir et mesurer l'économie des petits boulots à l'aide de données d'enquête (Communiqué quotidien, 4 mars 2024). Statistique Canada
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Statistique Canada — Définir et mesurer l'économie des petits boulots à l'aide de données d'enquête (Concepts statistiques / page centrale, 4 mars 2024). Statistique Canada
-
Statistique Canada — Définir et mesurer l'économie des petits boulots à l'aide de données d'enquête (article analytique, 4 mars 2024). Statistique Canada
-
Statistique Canada — Le Quotidien : Enquête sur la population active, décembre 2024 (nombre de travaux sur la plateforme + répartition démographique, 10 janvier 2025). Statistique Canada
-
Statistique Canada — Nombre de personnes ayant effectué un travail rémunéré via des plateformes numériques… 12 mois se terminant en décembre 2024 (1er mai 2025). Statistique Canada
-
Statistique Canada — Mesurer l’économie des petits boulots au Canada à l’aide de données administratives (2019 ; définition basée sur les impôts, prévalence, revenu médian, persistance). Statistique Canada
-
Forum des politiques publiques — Comprendre la nature et l'expérience du travail à la tâche au Canada (Évolution des revenus selon le sexe ; synthèse des résultats liés à la fiscalité, juillet 2020). Forum des politiques publiques
-
arXiv — Qualifiés et mobiles : résultats d’une enquête sur les préférences d’immigration des chercheurs en IA (Enquête NeurIPS/ICML ; préférences de destination ; facteurs de décision ; obstacles liés aux visas). arXiv
-
Centre pour la gouvernance de l'IA — Les préférences en matière d'immigration des chercheurs les plus éminents en IA : nouvelles conclusions d'une enquête (rapport et figures détaillés). cdn.gouvernance.ai




