,

5 mythes sur la pauvreté et la richesse au Canada

Obtenir votre Trinity Audio joueur prêt...

5 mythes sur la pauvreté et la richesse au Canada auxquels nous ne pouvons pas nous permettre de croire

Le Canada est l'un des pays les plus riches du monde, pourtant la pauvreté persiste et de nombreux Canadiens ont le sentiment d'être laissés pour compte. Le problème ne réside pas seulement dans la présence de la pauvreté, mais aussi dans l'ensemble des idées reçues qui influencent notre façon d'en parler : son coût, les personnes qu'elle touche et les politiques réellement efficaces.

Cet article rassemble les cadres politiques gouvernementaux, les recherches en matière de politiques sociales et les réalités pratiques (comme la déclaration de revenus) afin de dresser un tableau plus clair de la pauvreté, de la richesse et de l'équité au Canada, ainsi qu'un glossaire des termes clés tels que “ revenu du ménage ”.”


Revenu du ménage (définition, composition et mode de calcul)

Le revenu du ménage correspond au revenu cumulé de toutes les personnes vivant sous le même toit sur une période donnée (souvent une année). Une définition pratique fréquemment utilisée dans les explications destinées au grand public est la suivante : le revenu brut total de toutes les personnes âgées de 15 ans et plus vivant sous le même toit, qu’elles soient apparentées ou non.

Ce que le revenu des ménages comprend généralement (revenu brut)

Le revenu des ménages comprend généralement la plupart des sources de revenus récurrentes avant impôts et déductions :

  • Salaires, traitements, pourboires, commissions
  • Revenu net d'activité indépendante (bénéfice après déduction des charges professionnelles)
  • Pensions, prestations de retraite, revenus d'invalidité
  • assurance-emploi/allocations chômage, indemnisation des accidents du travail, prestations d'aide sociale
  • Intérêts, dividendes et autres revenus de placement
  • Revenus locatifs et de redevances
  • Paiements de soutien récurrents reçus (lorsque cela s'applique à la définition utilisée)
  • Dons en espèces réguliers ou autres revenus récurrents

Important : les définitions peuvent varier selon le programme. Certains programmes utilisent des concepts de revenu différents (par exemple, le revenu du ménage après impôt) ou tiennent compte de la taille du ménage.

Comment le revenu du ménage est utilisé

Le revenu des ménages est une mesure clé utilisée dans les domaines de la finance, des politiques publiques et de la recherche :

  • Les prêteurs l'utilisent pour évaluer la capacité de remboursement hypothécaire et le risque de prêt.
  • Les programmes gouvernementaux l'utilisent pour déterminer l'admissibilité et le montant des prestations.
  • Les économistes et les chercheurs l'utilisent pour suivre l'évolution de l'accessibilité financière, du niveau de vie et des inégalités.

Comment calculer le revenu d'un ménage (méthode simple)

  1. Identifiez chaque membre du ménage âgé de 15 ans et plus (ou chaque membre qui perçoit un revenu, selon la définition que vous utilisez).
  2. Déterminez le revenu brut annuel de chaque personne, toutes sources confondues.
  3. Additionnez tous les revenus bruts annuels pour obtenir le revenu total du ménage.
  4. Si un programme demande le revenu après impôt, utilisez les ajustements requis par le programme plutôt qu'une estimation générique.

Mythe n° 1 : “ Investir dans la résolution de la pauvreté est la chose la plus coûteuse que nous puissions faire. ”

Réalité : La chose la plus coûteuse que nous puissions faire, c'est de ne rien faire.

Une vérité contre-intuitive des recherches canadiennes sur la pauvreté est que la pauvreté elle-même engendre d'énormes coûts économiques. Ces coûts se traduisent concrètement dans les budgets et les systèmes, et non comme des concepts abstraits.

  • augmentation des dépenses de santé (en particulier en cas de crise ou de résultats évitables)
  • augmentation des coûts liés aux services de police, aux tribunaux et aux services correctionnels
  • demande accrue de services d'hébergement d'urgence et de services sociaux
  • perte de productivité et réduction de la participation au marché du travail

Lorsque ces coûts sont cumulés, les estimations situent souvent le coût économique annuel de la pauvreté au Canada dans une fourchette de plusieurs dizaines de milliards de dollars.

Cela change la perspective : la pauvreté n’est pas seulement un problème social. C’est aussi une inefficacité économique qui pèse sur les budgets publics et freine la croissance. Si l’inaction coûte si cher, des interventions bien conçues peuvent parfois s’autofinancer en réduisant les dépenses en aval.

Un exemple concret nous vient d'une étude menée à Vancouver sur les transferts monétaires inconditionnels, où un transfert unique a été évalué dans le contexte de l'itinérance et du recours aux services. Les résumés publics de cette étude ont fait état d'économies grâce à une moindre dépendance à certains services, ce qui laisse penser qu'investir directement dans les personnes peut réduire d'autres dépenses publiques.

L'essentiel n'est pas que les transferts monétaires génèrent systématiquement des économies, mais plutôt que l'idée selon laquelle “ ne rien faire coûte moins cher ” est souvent erronée lorsqu'on prend en compte les dépenses de santé, de justice et de services d'urgence.


Mythe n° 2 : “ La pauvreté est principalement due à de mauvaises décisions. ”

Réalité : La pauvreté peut imposer une charge cognitive qui rend les bonnes décisions plus difficiles à prendre.

La pauvreté ne se résume pas à un manque d'argent ; elle peut engendrer un état constant de choix urgents. Les chercheurs décrivent ce phénomène comme une charge cognitive liée à la rareté : lorsque les individus sont contraints de se concentrer sur leurs besoins vitaux immédiats (loyer, nourriture, transport), leur capacité mentale à planifier à long terme s'en trouve réduite.

Ce fardeau peut engendrer des résultats prévisibles :

  • moins de capacité à planifier et à mener à bien des objectifs futurs
  • Davantage d'erreurs sous la pression du stress et du temps
  • “ Vision tunnel ” sur les crises immédiates
  • occasions manquées qui nécessitent des démarches administratives, des rendez-vous ou une attention soutenue

C’est important car de nombreux systèmes publics partent du principe inverse : que les individus disposent de temps, d’énergie, d’un accès à Internet et de capacités cognitives stables pour mener à bien des processus administratifs complexes de manière constante.

Il en résulte un décalage douloureux : les personnes qui ont le plus besoin de soutien sont souvent confrontées aux plus grands obstacles pour y accéder.

C’est l’une des raisons pour lesquelles les propositions de revenu de base garanti soutiennent qu’un soutien financier inconditionnel peut améliorer les résultats – non seulement parce qu’il fournit de l’argent, mais aussi parce qu’il réduit la surcharge cognitive qui maintient les gens prisonniers d’une gestion de crise à court terme.


Mythe n° 3 : “ Si des prestations existent, les personnes qui y ont droit les recevront. ”

Réalité : Une aide importante peut être perdue si l'on ne déclare pas ses impôts.

Le système fiscal canadien n'est pas seulement un outil de perception des recettes ; il constitue l'un des principaux moyens de verser les aides du revenu. De nombreuses prestations et de nombreux crédits dépendent des renseignements sur le revenu figurant dans une déclaration de revenus.

Voici le problème : au Canada, une personne n’est pas toujours légalement tenue de produire une déclaration de revenus si elle ne doit pas d’impôt. Par conséquent, certaines personnes et familles à faible revenu ne produisent pas de déclaration, ce qui peut les priver de prestations et de crédits auxquels elles ont droit, ou entraîner des interruptions de versement.

Le budget 2024 reconnaissait explicitement cette lacune et prévoyait de mettre à l’essai ou d’étendre des approches de déclaration de revenus automatique destinées aux Canadiens à faible revenu. L’ARC a également élargi des initiatives de déclaration simplifiée (comme les programmes sur invitation) conçues pour réduire les obstacles pour les non-déclarants et les personnes ayant des lacunes en matière de déclaration.

C’est important car cela révèle une faiblesse structurelle : un système peut être généreux sur le papier mais échouer en pratique si le mécanisme de distribution est difficile d’accès.

L'une des mesures les plus concrètes pour lutter contre la pauvreté n'est pas un nouveau programme : il s'agit de veiller à ce que les gens puissent facilement déclarer leurs impôts chaque année, même lorsque leurs revenus sont faibles.


Mythe n°4 : “ Un diplôme universitaire est un rempart fiable contre la pauvreté. ”

Réalité : le pouvoir protecteur de l'éducation n'est pas égal pour tous.

L’idée que les études supérieures mènent systématiquement à la sécurité économique demeure un élément central du récit canadien. Or, les données utilisées pour établir le profil de la pauvreté au Canada montrent que le lien entre éducation et pauvreté peut varier considérablement d’un groupe à l’autre.

Plus particulièrement, le risque de pauvreté est plus élevé au sein des communautés racialisées, et une part importante des Canadiens racialisés vivant dans la pauvreté possèdent des diplômes universitaires. Un facteur clé mis en lumière par cette même analyse est la difficulté de la reconnaissance des diplômes étrangers : de nombreuses personnes racialisées vivant dans la pauvreté et titulaires de qualifications postsecondaires ont obtenu ces qualifications à l’extérieur du Canada.

Cela ne signifie pas que l'éducation soit sans importance. Cela signifie simplement qu'elle ne peut à elle seule lever les obstacles du marché du travail qui empêchent les diplômes de se traduire en revenus. Lorsque cette traduction échoue, la promesse du “ diplôme comme rempart ” s'effondre, surtout dans les villes où le coût de la vie est élevé et où les inégalités de revenus sont plus marquées.

Si l’objectif est la réduction de la pauvreté, l’amélioration de l’accès à l’éducation ne constitue qu’une partie de la solution. L’autre partie consiste à garantir que les diplômes (en particulier ceux obtenus à l’étranger) soient reconnus et valorisés comme il se doit sur le marché du travail canadien.


Mythe n° 5 : “ Taxer davantage les plus riches affecte tout le monde. ”

En réalité, l'élaboration des politiques peut être beaucoup plus ciblée que ne le laisse entendre le débat public.

Les politiques d'équité fiscale paraissent souvent générales dans les gros titres, mais les détails révèlent fréquemment un ciblage précis.

Dans le budget de 2024, la modification proposée du taux d’inclusion des gains en capital était structurée de sorte que, pour les particuliers, le taux d’inclusion plus élevé ne s’applique qu’au-delà d’un certain seuil annuel, tandis que les sociétés et de nombreuses fiducies seraient traitées différemment. L’exemption pour résidence principale est demeurée inchangée.

Les projections gouvernementales et les rapports publics décrivaient l'impact comme étant concentré sur une très petite partie des Canadiens à très hauts revenus, même si le débat public laissait souvent entendre une portée beaucoup plus large.

Puis, et c'est important, la politique a changé par la suite. Des articles de fond ont indiqué que l'augmentation proposée avait été reportée puis annulée.

Cette séquence est importante car elle illustre la rapidité avec laquelle les discours publics peuvent se déconnecter de la réalité politique. Si l'on cherche à comprendre qui finance, qui bénéficie et quel est l'impact réel des mesures d'“ équité ”, les détails de conception et l'état d'avancement de leur mise en œuvre importent davantage que les slogans.


Que révèlent ces cinq mythes lorsqu'on les considère ensemble ?

Lorsque l'on met en relation les données issues de la recherche et des politiques publiques, un récit cohérent se dégage :

  1. La pauvreté n'est pas seulement un problème social ; c'est aussi un gouffre économique mesurable, avec des conséquences en aval.
  2. La rareté peut réduire les capacités cognitives, ce qui modifie notre façon d'interpréter les “ choix ” et la navigation dans le système.
  3. Au Canada, le versement des prestations sociales passe souvent par la déclaration de revenus, et le fait de ne pas déclarer ses impôts peut empêcher les aides d'atteindre les personnes qu'elles sont censées aider.
  4. L’éducation demeure importante, mais sa protection contre la pauvreté est inégale lorsque des barrières systémiques faussent les retombées des diplômes.
  5. Les débats sur l'équité fiscale exagèrent souvent la portée des changements — et les politiques peuvent évoluer après l'adoption des budgets, ce qui rend essentiel de suivre ce qui a été proposé par rapport à ce qui est devenu loi.

La leçon à tirer est simple : réduire la pauvreté ne se résume pas à ajouter de nouveaux programmes. Il s’agit aussi de corriger les lacunes (déclaration de revenus manquante), de simplifier les procédures, d’améliorer la reconnaissance des diplômes et de concevoir des aides qui reflètent la réalité vécue de la précarité.

Si la pauvreté est soluble et que certaines interventions peuvent réduire les coûts indirects, la vraie question devient : comment le Canada peut-il passer de la gestion des symptômes de la pauvreté à la réalisation d'investissements structurels et de réformes de la prestation de services qui permettent réellement de réduire la pauvreté au fil du temps ?


Glossaire

revenu du ménage
Revenu cumulé de toutes les personnes vivant sous le même toit, généralement calculé annuellement. Il comprend habituellement le revenu brut provenant des salaires, du travail indépendant, des prestations sociales, des pensions et des placements. Les définitions varient selon les programmes.

revenu brut
Revenu avant impôts et déductions.

Revenu net
Revenu après certaines déductions ; le terme “ net ” peut varier selon le contexte.

Revenu des ménages après impôt
Un concept souvent utilisé dans les statistiques officielles qui reflète le revenu du marché plus les transferts moins les impôts sur le revenu.

Transferts gouvernementaux
Paiements aux particuliers/ménages tels que les crédits et les prestations, souvent soumis à un contrôle des revenus.

Déclaration fiscale automatique
Des mesures visant à simplifier ou à automatiser les démarches pour les personnes admissibles, notamment celles à faible revenu qui ne déclarent pas leurs revenus, afin de garantir le versement des prestations.

taux d'inclusion des gains en capital
La portion d'un gain en capital incluse dans le revenu imposable.

polarisation des revenus
Un schéma où la répartition des revenus se déplace vers un plus grand nombre de ménages à faibles et à hauts revenus, avec une classe moyenne qui s'amenuise, souvent visible dans les grandes villes.

Revenu de base garanti (GBG)
Une proposition politique préconisant des transferts monétaires inconditionnels pour garantir un niveau de vie de base et réduire la complexité des systèmes de protection sociale.


Sources (consolidées)

  • Statistique Canada – Définition du “ revenu total du ménage ” et concept d’agrégation des revenus.
  • Statistique Canada – Dictionnaire du recensement (2021) “ Revenu total ” (revenus avant impôts/déductions).
  • Statistique Canada – “ Revenu total des ménages privés ” (catégories de composantes du revenu).
  • Statistique Canada – Indicateur de qualité de vie : Revenu des ménages (concept après impôt : revenu du marché + transferts − impôts).
  • ARC – Expansion des services de déclaration automatique des impôts / intention politique.
  • ARC – Initiative de déclaration sur invitation SimpleFile.
  • Budget 2024 – Reconnaissance du problème de non-dépôt et orientation pilote sur le dépôt automatique.
  • Déclaration économique d'automne 2024 – Projet pilote de déclaration automatique des impôts et risques d'interruption des prestations liés à la non-déclaration.
  • Sénatrice Kim Pate – Brochure GLBI (cadrage du coût de la pauvreté et contexte de discussion sur les facteurs cognitifs et la rareté).
  • Association canadienne de psychologie – Référence sur la fourchette du coût de la pauvreté.
  • Compte rendu du comité de la Chambre des communes faisant référence à la fourchette d'estimation des coûts de l'OAFB.
  • PNAS – Transferts monétaires inconditionnels et sans-abrisme (ECR de Vancouver ; transfert CAD$7 500).
  • Page récapitulative de l'IRES de l'UBC – Chiffres coûts-avantages/économies déclarés pour le programme de transfert monétaire.
  • Finances Canada – Document d’information sur le taux d’inclusion des gains en capital (détails de la proposition et définition du seuil).
  • Reuters – Information concernant le report/l'annulation de la proposition de hausse du taux d'inclusion des gains en capital.
  • Inégalités de revenus / polarisation dans les villes canadiennes (modèles et contexte de polarisation).
  • Sources explicatives sur le revenu des ménages utilisées pour les définitions de type glossaire et les étapes de calcul (référence générale) : Indeed, Investopedia, pages d'orientation IRS/HealthCare.gov (variations de définition selon le programme).

Impact et indicateurs du revenu de base et des inégalités socio-économiques

Nom du programme ou des études
Population cible
Catégorie métrique
Principales conclusions et résultats
Impact économique (inféré)
Source
Conception PBO GLBI (modèle de l'Ontario)
Les personnes âgées de 18 à 64 ans au Canada
taux de pauvreté
Les taux de pauvreté diminueraient de 34% à 40%; les revenus des 20% Canadiens les plus pauvres augmenteraient d'environ $6 100 par année.
Coût brut de $107 milliards par an, potentiellement compensé par $80 milliards d'économies grâce à la réduction des coûts systémiques liés à la pauvreté.
[1]
Mincome (Pilote du Manitoba)
Les habitants de Dauphin et des régions rurales du Manitoba (années 1970)
Santé, criminalité et offre de main-d'œuvre
8,5% diminution des hospitalisations ; 17,5% réduction des crimes violents ; réduction minimale des heures de travail (1,1% heures en moins).
Des économies substantielles pour les systèmes provinciaux de santé et de justice pénale.
[1]
Recherche sur les transferts d'argent à Vancouver (Projet Nouvelle Feuille)
Les personnes sans-abri à Vancouver
Stabilité du logement et économies systémiques
Un transfert monétaire de $7 500 a permis aux bénéficiaires de trouver un logement plus rapidement et a généré $8 277 d'économies par personne et par an grâce à une utilisation réduite des abris.
Des économies nettes directes de $777 par personne démontrent que les transferts monétaires sont plus rentables que les systèmes d'hébergement traditionnels.
[1]
Étude sur l'Allocation canadienne pour enfants (ACE)
Des familles canadiennes avec enfants
Contribution au PIB
Chaque $1 déboursé par l'intermédiaire de l'ACC a contribué à hauteur de $1,97 au PIB du Canada; 55 cents de chaque dollar ont été récupérés par le biais des impôts.
Fort effet multiplicateur positif sur l'économie nationale et taux de reprise budgétaire élevé.
[1]
Étude SRO réalisée par l'Institut communautaire-universitaire de recherche sociale
ménages canadiens à faible revenu
Retour social sur investissement (SROI)
SROI estimé à 1,06 ; chaque dollar investi dans GLBI génère $1,06 en économies sociétales.
Le programme s'autofinance au fil du temps grâce à la réduction de la pression sur les services sociaux et de santé.
[1]
Programme de sécurité économique pour les chasseurs cris
Des familles cries du nord du Québec
Soutien au revenu et durabilité culturelle
En vigueur depuis 1976 ; assure la sécurité financière des modes de vie traditionnels (chasse, piégeage, pêche) depuis près de 50 ans.
Il facilite l'autonomie gouvernementale et l'indépendance économique des communautés autochtones, réduisant ainsi leur dépendance à l'égard de l'aide sociale fédérale.
[1]
Inégalités de revenus et polarisation dans les villes canadiennes : un examen et une nouvelle forme de mesure
Ménages et quartiers des principales RMR canadiennes (Toronto, Montréal, Vancouver, etc.); immigrants récents
Indices d'inégalité et de polarisation
L’indice de Gini pour les ménages à faible revenu a atteint 0,32 (2004) ; l’indice de Gini pour le patrimoine s’est établi à 0,727 (1999). L’indice de polarisation de Wolfson a augmenté pour atteindre 0,265 (2004). Le revenu des immigrants récents à Toronto a diminué, passant de 81,51 milliards de dollars à 48,61 milliards de dollars du revenu des personnes nées au pays (1980-2005).
L'accroissement des inégalités et de la ségrégation spatiale suggère un déclin de la classe moyenne et des inefficacités du marché du travail, entraînant une réduction de la cohésion sociale et une demande accrue de politiques de redistribution.
[2]
Étude sur la mesure du panier de consommation (MBM) et la grande pauvreté monétaire (DIP)
population canadienne en général
taux de pauvreté
Le taux de pauvreté officiel est passé à 9,91 TP3T en 2022. La grande pauvreté (revenu inférieur à 751 TP3T du MBM) a touché 5,01 TP3T de Canadiens (1,95 million de personnes) en 2022.
L'augmentation de la pauvreté entraîne une hausse des dépenses publiques consacrées aux filets de sécurité sociale et des coûts importants à long terme pour les soins de santé en raison des privations matérielles.
[3]
Profil de la pauvreté : Édition spéciale
Les personnes racialisées au Canada
taux de pauvreté
Le recensement de 2006 a révélé un taux de pauvreté de 221 000 personnes racisées, comparativement à 91 000 personnes non racisées. À Toronto, 621 000 personnes vivant sous le seuil de pauvreté sont racisées.
Les taux de pauvreté élevés au sein des communautés racialisées indiquent la nécessité d'une inclusion économique ciblée pour maintenir la productivité de la main-d'œuvre nationale.
[4]
Tendances en matière de politique fiscale : Évaluations automatiques de l’impôt sur le revenu
Les adultes en âge de travailler et les personnes sans abri
Non-déclaration et recours aux prestations
Parmi les adultes en âge de travailler, 121 030 000 (15,91 030 000 en Ontario) ne produisent pas de déclaration de revenus. À Calgary, parmi les personnes sans abri, seulement 31 030 000 ont reçu le crédit pour la TPS/TVH en raison de l’absence de déclaration.
Le fait de ne pas déposer de demande empêche les plus vulnérables d’accéder aux filets de sécurité existants (CCB, CWB), ce qui entrave les objectifs de réduction de la pauvreté et accroît la marginalisation.
[5]
Budget 2024 : Projet pilote de déclaration fiscale automatique
Les Canadiens à faible revenu et les bénéficiaires de l'aide sociale
Taux de distribution/d'utilisation des prestations
L'ARC prévoit d'étendre l'admissibilité à SimpleFile par téléphone à 2 millions de personnes d'ici 2025; de nouveaux projets pilotes numériques et papier seront lancés en 2024.
Des économies importantes sont réalisées en réduisant les obstacles administratifs et en garantissant que les personnes admissibles reçoivent des prestations, ce qui réduit les coûts à long terme liés à la pauvreté.
[6]
Aide au loyer du Manitoba
Les locataires à faible revenu au Manitoba
Accessibilité au logement
Le programme a dissocié les prestations du loyer effectivement payé ; les données montrent qu’il n’a pas entraîné de hausse significative des loyers locaux par rapport aux aides sociales traditionnelles.
Une répartition efficace des subventions au logement qui évite d'enrichir les propriétaires par le biais d'une inflation localisée.
[1]
Dividende du Fonds permanent de l'Alaska
Les résidents de l'Alaska
Taux de criminalité
8% réduction des crimes contre les biens sans augmentation des crimes violents suite à la mise en œuvre des paiements annuels.
Réduction à long terme des dépenses publiques consacrées au maintien de l'ordre et à l'incarcération.
[1]
[1] Revenu de base garanti et décent – Dépenser moins pour lutter contre la pauvreté, investir davantage dans les personnes – Sénatrice Kim Pate
[2] Inégalités de revenus et polarisation dans les villes canadiennes : analyse et nouvelle méthode de mesure | Recherche sur le changement de quartier
[3] Pauvreté monétaire extrême : explorer les dimensions de la pauvreté au Canada
[4] PROFIL DE LA PAUVRETÉ : ÉDITION SPÉCIALE – Canada.ca
[5] Tendances en matière de politique fiscale
[6] Archivé – Chapitre 8 : Équité fiscale pour chaque génération | Budget 2024